Mettons le ministère de l’énergie à Hassi Messaoud ! Pour une décentralisation algérienne

Tout se passe à Alger ! Au sein des manifestations, à plusieurs reprises les citoyens des autres wilayas d’Algérie ont exprimé leur désespoir face à la situation de centralisation que connait notre pays.
Nos gouvernants n’ont pas changé de manière de fonctionner depuis la fin de la colonisation. Ils ont été à l’école française, ou à celle du panarabisme. Deux écoles qui pensent qu’un pouvoir centralisé est nécessaire pour la force et la réussite d’un pays.

Cette idée que la centralisation des pouvoirs permet davantage de force et de performance est un leurre. En effet, certains des pays les plus performants au monde, tel que l’Allemagne, ou les plus puissants, comme les Etats-Unis sont des états fédérés.

Sans aller jusqu’à une fédération, trouver un mode de gouvernance et de fonctionnement qui privilégie la démocratie locale, qui prenne en compte l’ensemble des citoyens et qui répartisse les ministères sur l’ensemble du territoire pourrait permettre davantage de démocratie.

De même, tous les ministères se trouvent à Alger. Pourquoi ne pas les répartir sur tout le territoire, cela renforcerait la cohésion nationale, tous les recoins du pays se sentiraient concerné par les décisions prises dans les ministères.

A commencer par le ministère de l’énergie, qui devrait être dans le sud, à Hassi Messaoud par exemple. Car l’énergie vient de là-bas, les populations du sud ont été longtemps oubliée par le pouvoir qui puise pourtant dans les richesses du sol du sud. De plus, les énergies renouvelables seront aussi développée par ce ministère, à commencer par le solaire, qui est très abondant dans le sud encore une fois. Sur du court terme comme du long terme, placer le ministère de l’énergie dans le sud permettrait d’empêcher l’oubli des populations locales dans le processus de décision. En effet, l’affaire du gaz de schiste devrait nous servir de leçon, l’Etat voulait absolument lancer cette méthode pour extraire davantage d’hydrocarbure alors que les populations locales se sont insurgées contre les dégâts irrémédiables fait à l’environnement avec une telle technique. Une telle incompréhension de l’économie locale et du respect de l’environnement ainsi que des aspirations des populations n’arriverait pas si le ministère de l’énergie se trouvait dans le sud algérien.

Certains des autres ministères pourraient aussi être répartie sur le territoire, de même davantage de pouvoir pourrait être donnée dans certains secteurs (patrimoine, culture, énergies renouvelables, gestion des déchets) à des assemblées locales élues représentant réellement le peuple et ses aspirations.

Essayons de créer une Algérie nouvelle, qui soit plus heureuse.

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